Les Centres Communaux d’Action Sociale : la solidarité au cœur des villages

A l’heure où l’économie montre des signes timides de reprise, les années de crise a fait ressentir un besoin de solidarité. Les villages de l’Ain ne sont pas épargnés. Au cœur du dispositif social, se trouve le Centre communal d’action sociale, le CCAS. Mais que se cache-t-il derrière cet acronyme ?

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Les bons alimentaires sont parfois la dernière solution pour remplir le frigo

 

Bons alimentaires, bons pour l’achat d’essence, aides au financement du permis de conduire ou encore soutien pour une famille ayant un enfant handicapé, les domaines de compétences du CCAS sont très larges. « Lorsque j’en ai pris la Vice-présidence l’an dernier, confie Delphine André, je ne connaissais pas l’envergure de toutes ces compétences

A Saint-Jean-le-Vieux, le CCAS, présidé par le maire, est composé de 8 élus membre du Conseil municipal et de 8 volontaires. « L’action des volontaires est indispensables. Ils ont par exemple organisé le carnaval de la semaine dernière» souligne Delphine André. Car à côté des missions sociales, le CCAS a également la charge des animations municipales. Et la transition avec le CCAS du précédent Conseil municipal se passe très bien pour l’actuelle Vice-présidente. « C’est une action de terrain et il est nécessaire de connaître les habitants. Nous travaillons en bonne intelligence avec l’ancienne équipe en place. »

Lorsque le CCAS est sollicité par un habitant en difficulté, ces membres se réunissent pour examiner la situation. Après avis de l’assistante sociale, une décision est prise. « Chaque situation est spécifique, ce qui rend cette mission très intéressante » confie l’élue.  

Mais les demandes restent plutôt rares. « Depuis ma prise de fonction, nous n’avons attribué que deux aides : une aide pour une famille ayant un enfant handicapé et des bons alimentaires pour une personne SDF de la commune. Cela représente donc des petites sommes sur l’année », explique Delphine André. « Comme St-Jean est un petit village, sans doute les habitants n’osent pas nous faire part de leurs difficultés. Tout le monde se connaît ».

Pourtant, les crédits non-utilisés du budget pour la solidarité communale sont reversés dans les excédents en fin d’année. Le CCAS repart avec un nouveau budget par an. Concernant la baisse des dotations de l’Etat, Delphine André assure que « le fonctionnement du CCAS ne devrait pas en pâtir, avec un maintien des crédits. »

[Article publié dans le Journal du Bugey n°704 – Edition du 27 février au 6 mars 2015]

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