Interview du maire, Christian Batailly

Après un an à la tête de la commune, l’ancien adjoint au maire du IIIème arrondissement de Lyon, devenu maire de Saint-Jean-le-Vieux en mai dernier, revient pour l’Auberge de l’Info sur sa prise de fonction et ses projets pour le village et le département. 

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Christian Batailly, maire de Saint-Jean-le-Vieux

Première présentation aux élections municipales de Saint-Jean, première victoire. Cela vous a-t-il surpris ?

Non, pas vraiment. Je me suis présenté avec une équipe cohérente. Nous souhaitions l’emporter pour la commune. J’ai tenu à mettre en avant chaque élu de la liste, je ne veux pas être un maire qui décide de tout.

Comment cela prend forme dans votre exercice de maire ?

Je laisse une certaine autonomie aux adjoints, qui sont tous très compétents dans leur domaine. Un maire ne peut pas tout faire tout seul. C’est avant tout une équipe qui est élue.  

Quel élément-vous à la plus surpris depuis votre prise de fonction ?

La gestion au quotidien. Pour un projet, on aimerait aller à l’essentiel mais il est nécessaire de passer par un nombre de détails extraordinaire. Parfois, on vient nous questionner pour des sujets qui ne relèvent pas de la compétence de la mairie. C’est normal car il est difficile de savoir qui fait quoi. Il y a un travail de pédagogie.

Vous vous êtes présenté sans étiquette pour la commune mais vous êtes remplaçant sur la liste de droite pour les élections départementales.

Je suis adhérent depuis toujours au Parti Radical Valoisien, aujourd’hui composante de l’UDI. A l’échelle de la commune, on constate que l’étiquette politique n’a pas trop d’importance. Les aménagements ou les décisions de gestion courante sont apolitiques.   panneau-saint-jean-le-vieux-01 Quel sera votre rôle dans le cas d’une victoire du binôme de droite du canton de Pont-d’Ain ?

Je suis remplaçant de Damien Abad. S’il est élu, il abandonnera son mandat au Conseil régional. Je souhaite qu’il prenne la présidence du Conseil général et je serai porteur des demandes locales.

Qu’apportera un changement de majorité au département de l’Ain ?

Il faudra établir un inventaire des investissements et limiter les frais de fonctionnement. Il faudra aussi lutter contre la fraude aux aides sociales, à l’instar des Alpes-Maritimes.

Ce nouveau canton de Pont-d’Ain vous semble-t-il cohérent ?

Non, pas du tout. La partie Nord, porte du Jura, est traditionnellement proche d’Oyonnax. La partie Sud, avec Varambon et Priay, réagit plus avec Ambérieu-en-Bugey. Il n’y a pas les mêmes attentes dans ce nouveau canton. Et je trouve dommage qu’Ambronay ne fasse équipe avec nous.

Quels sont les grands projets pour la commune ?

Tout d’abord la construction de la Maison musicale qui permettra de libérer une salle à l’école et une à la mairie. L’autre projet d’aménagement est la destruction de l’Hôtel de l’Europe.

Vous évoquez régulièrement l’impact de la baisse des dotations de l’Etat. Saint-Jean aura-t-il les moyens de tous ces projets ?

Pour la Maison musicale, oui. Tout est déjà chiffré et les subventions couvriront 70% du coût total. Pour l’Hôtel de l’Europe, un bailleur social prendra en charge les travaux. La commune aura seulement les aménagements extérieurs à sa charge.  

Tous ces nouveaux aménagements attireront de nouvelles familles. Saint-Jean-le-Vieux va-t-il s’agrandir ?

Oui, avec la construction du lotissement de 50 logements. Pont-d’Ain également a un projet de lotissements mais à plus grandes échelles. Cela répond à la dynamique démographique que les environs d’Ambérieu connaissent ces dernières années.  

La densification urbaine de modifier la physionomie et la qualité de vie des petits villages ?

Pour Saint-Jean il s’agit de 50 logements, ce qui est très modéré. Cela répond à une demande. Pour maintenir un certain art de vivre, il faut maintenir les activités, les commerces, l’emploi ici. Afin d’éviter que les habitants aillent travailler ailleurs.

Que répondez-vous aux problèmes soulevés par la FRAPNA de l’Ain à propos de la ZAC du Pont-Rompu ? [Voir article publié à ce sujet

Œdicnème criard

Œdicnème criard

C’est une vision extrême. On ne peut pas balayer la création d’emplois d’un revers de main. Cela me paraît léger. Pour les zones artificialisées aujourd’hui abandonnées, oui il aurait fallu réfléchir à leur reconversion. Mais cela ne concerne pas mon territoire et donc pas mes compétences.

Donc la ZAC du Pont-Rompu est tout à fait pertinente pour vous ? Y compris sur son taux d’occupation ?

Oui tout à fait. Il y a des demandes récentes mais les feux ne sont toujours pas tous au vert, notamment en raison de l’oiseau [Ndlr : l’Œdicnème criard]. Nous avons perdu 20 ans et entre temps les entreprises sont parties ailleurs.

[Interview publié dans LE JOURNAL DU BUGEY n°707 – Edition du 12 au 18 mars 2015]

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