Bienvenue à Antoine Demor !

L’Auberge de l’Info à l’honneur d’accueillir aujourd’hui un jeune talent, Antoine Demor. Humoriste montant de la scène lyonnaise, Antoine Demor a accepté de passer par l’Auberge entre deux spectacles. Si vous aimez l’humour piquant, grinçant et sans concession, cet artiste est fait pour vous. Il sera sur scène à Peronnas les 25, 26 et 27 juin ! Un très agréable moment lors de ce premier spectacle appelé « Demor gratte le vernis ! » Mêlant sujets de société, critiques de l’actualité et surtout les petites manies de chacun, Antoine Demor nous fait rire. Se définissant lui comme un « artisan du rire, un poil à gratter », Antoine Demor c’est sûr, c’est pas fini pour lui.

Antoine Demor, garanti 100% rire !  (crédit R. Gervais)

Antoine Demor, garanti 100% rire !
(crédit R. Gervais)

Bonjour Antoine, et bienvenu dans l’Auberge de l’Info que tu inaugures. Merci d’avoir accepté l’invitation. Tu as un parcours assez atypique je crois, passant des bancs de la fac aux scènes de spectacle. Est-ce que tu peux en dire plus ?

Oui, effectivement avant dedevenir humoriste, j’ai fait quatre ans d’études de droit et de sciences po à l’Université de Lyon II. Pendant ces années j’étais étudiant le jour, et artiste le soir. Puis, il y a deux ans, je me suis définitivement lancé dans l’aventure de la scène. Depuis je vis une expérience incroyable sur les petites scènes françaises.

C’était un rêve de gosse de devenir artiste ?

Non, on ne peut pas dire ça, j’avais juste écrit deux trois textes que je gardais pour moi dans des tiroirs. Puis en 2009, j’ai eu l’opportunité de monter sur scène lors d’un concours de jeunes talents à Chalon-sur-Saône et j’ai relevé le défi. Je l’ai gagné et eu la chance de faire la première partie de Bernard Mabille. Immédiatement, j’ai chopé le virus mais j’ai poursuivi mes études.

Une première partie de Bernard Mabille, c’est exceptionnel pour débuter. Est-ce que tu as des modèles dans le métier ?

J’aime beaucoup Manuel Pratt. A chaque représentation, pour moi c’est une claque artistique. Je travaille à chercher ma voie, à devenir un artiste à part entière.

Est-ce que tu te considères pleinement comme un artiste ou encore comme un ancien juriste qui s’essaye à la scène ?

Désormais oui. Mes années de droit sont derrière moi. Je n’ai pas de regrets. Evidemment mes études me servent pour écrire mes textes, je me sens artiste à 100%. Même si je sais que c’est un métier fragile, avec une remise en question sur scène à chaque fois. Mon chemin est encore long et difficile mais je fais ce que j’aime. Je ne me vois pas ailleurs.

Critique des médias, critique des petits travers de la société, etc. Pas peur de faire un humour clivant ?

Je ne cherche pas à être clivant, ni à sortir à tout prix du consensualisme. J’utilise les sujets qui me révoltent, qui me choquent. Le but est de craquer le vernis des apparences, aller plus loin sur des sujets comme le fonctionnement de la presse, le milieu politique…

Il n’y a aucune partie sur la paternité dans ton spectacle C’est fini oui. N’est-ce pas un manque pour le public ?

 [Rire]

Il y a beaucoup d’humoristes maintenant.

Oui, il y a un effet de mode. J’ai grandi au milieu de 5 frères et ils nous a tous fallu un moyen d’expression pour exister dans cette grande famille. Nous rions tous beaucoup. Des moments de la vie de tous les jours deviennent des sketchs.

Pourquoi n’avoir jamais tenté une émission comme On n’demande qu’à en rire ?

Oulah ! Sûrement pas ! D’abord par ce que j’étais encore trop peu expérimenté pour tenter l’aventure télé. J’ai beaucoup de respect pour ceux qui se présentaient car tu peux te griller en 5 minutes. Et deuxièmement par ce que le jury ne me paraissait pas vraiment légitime…

Paris, est-ce obligatoire pour un humoriste ?

J’ai déjà eu la chance de me produire à Paris sur les scènes du Point-Virgule et des Blancs Manteaux. Mais vivre à Lyon que convient très bien. La concurrence est rude et mon spectacle doit être solide.

couverture facebook montreux (Credit  Laura Gilli)

<< Chaque soir est une remise en question. Je me considère encore comme un débutant. >>

Déjà à la tête d’un festival d’humour, les choses avancent vite pour tes projets.

Je tenais à mettre à place cette idée d’un festival de jeunes humoristes déjà professionnels mais pas encore beaucoup médiatisés pour montrer leur travail, tout en faisant découvrir les produits de ma Bourgogne natale.

Quels conseils tu peux donner à une personne qui aujourd’hui n’oserait pas, comme tu as su le faire, changer de vie pour suivre sa passion ?

J’aime beaucoup l’image du Dieu grec de l’opportunité, Kairos. C’est un Dieu ailé qu’il faut saisir quand il passe. Saisir sa chance, se lancer, c’est ça. On peut vivre des années à côté de sa passion, sans s’en rendre compte. Puis un jour tout paraît évident.

Le mur Facebook de ma grand-mère c’est les pages obsèques du journal. Sauf qu’elle risque pas d’avoir plus d’amis    Extrait du spectacle « C’est fini oui ! » 

Qu’est-ce que l’Auberge de l’Info peut te souhaiter ?

J’aimerai que mes projets continuent à avancer et que je progresse encore. Je souhaite aussi faire un bon Festival d’Avignon où je présenterai un nouveau spectacle.

Merci à Antoine Demor d’être passé par l’Auberge de l’Info. 

Vous aussi, venez partager le coup de cœur de l’Auberge et découvrez Antoine Demor ! Cliquez sur son nom pour découvrir toutes les dates du spectacle « Demor gratte le vernis ! » 

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