Mérite agricole pour une agricultrice de l’Ain

Joëlle Morandat a reçu samedi le Mérite Agricole à la Marpa Le Verger. Entourée des résidents et de ses proches, l’heureuse récipiendaire a reçu la très convoitée médaille des mains des Président de la Chambre d’agriculture de l’Ain et Président de la MSA Ain-Rhône. Elle a accepté de passer par l’Auberge de l’Info pour l’occasion. Rencontre. 

Joelle Morandat

Joelle Morandat

 

Comment s’est passé votre nomination au Mérite agricole ?

J’ai été inscrite sur une liste du ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, en juillet dernier sur demande de la MSA Ain-Rhône et de la Chambre de l’agriculture. Je suis impatiente d’être samedi. Je ne sais pas du tout ce que les Présidents diront dans leur discours. Je serai certainement très émue.

Pourquoi l’événement se déroule à la Marpa Le Verger ?

La création des Marpa est un concept de la MSA. Je suis chargé de représenter la MSA au sein des dix-sept Marpa de l’Ain et je suis vice-présidente de celle de St-Jean. Je suis heureuse de partager ce moment avec les résidents et l’équipe.

Quel est votre parcours d’agricultrice ?

J’ai grandi à Saint-Jean-le-Vieux et suis exploitante agricole à Hauterive depuis 1985, année où je me suis installer avec mon mari. Je produis des céréales. Mais depuis peu, mon mari est à la retraite et nous sommes passés de 130ha à 25ha. Les terres ont été reprises par un jeune d’Ambronay. Je suis administrateur à la MSA Ain-Rhône, et Présidente du Comité départemental depuis 2015. Je siège également à la Chambre d’agriculture.

 

Ministre préfet

Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, accompagné de Laurent Touvet le Préfet de l’Ain, à l’occasion de la Finale nationale du Concours de labour à laquelle la MSA a participé.

Le métier d’agriculteur a-t-il beaucoup évolué depuis votre installation ?

Enormément ! Nous avons de nouvelles contraintes, des directives toujours plus précises à respecter sur notre manière de travailler. Nous ne sommes plus libres. Le problème est que les exploitants ne vivent pas de leur production mais grâce aux subventions. Les prix fluctuent beaucoup, le marché est devenu mondial. Cela crée une grande instabilité.

Vous semblez avoir des regrets ?

Non. J’aime beaucoup mon métier. Je regrette simplement ce que deviens parfois l’agriculture, pas d’être agriculteur. Mais c’est à ce demandé si bientôt on ne va pas nous imposer ce que l’on doit planter. Avec la FNSEA [ndlr : syndicat agricole national majoritaire] nous essayons de lutter contre certaines nouvelles règles absurdes.

 

 

 

Vous semblez déterminée à défendre les intérêts des agriculteurs de l’Ain, est-ce que vous souhaitez poursuivre vos engagements sur le terrain politique ?

J’ai été conseillère municipale pendant deux mandats et demi à Saint-Jean. En 2011, j’étais candidates suppléantes aux élections cantonales. Pourquoi pas me représenter à une élection, mais je me consacre aujourd’hui à mes fonctions d’administrateur à la MSA.

[Article publié au sein du JOURNAL DU BUGEY]

 

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