[FR] L’Irlande, un Service volontaire déterminant

[Portrait publié par l’Agence Erasmus+ France le 21 juin 2016]

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Je m’appelle Cédric, j’ai 24 ans et depuis 9 mois je suis en Service volontaire européen en Irlande. Je réalise mon SVE dans l’association Good Energies Alliance Ireland.

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Les charmes de l’Irlande

J’habite dans le Comté de Leitrim, un milieu rural au cœur de l’Irlande qui a su garder son authenticité. Le cadre est magnifique, je vis dans une grande maison au bord du lac Lough Allen, source du célèbre fleuve Shannon qui traverse tout le pays. Mon organisation milite contre la fracturation hydraulique et soutient le développement des énergies renouvelables dans la région. Ici je fais des études juridiques et j’apprends le travail de communication (Facebook, Tweeter, Newsletter, campagne de sensibilisation, création de brochures et de tracts, organisation de réunion d’information, et). Une expérience très riche et déterminante.

Avant le SVE, j’étais étudiant en droit de l’environnement et correspondant de presse pour un hebdomadaire local dans l’Ain. Je souhaite devenir journaliste et chaque jour ici a confirmé cet objectif professionnel.

Les souvenirs marquants

Je n’oublierai jamais mon premier jour ici car une fois arrivé à l’aéroport, le trajet de Dublin jusqu’au Comté de Leitrim a été très long. Au fur et à mesure des kilomètres, on quittait les autoroutes, puis les villes, puis les villages devenaient de moins en moins nombreux, les moutons eux de plus en plus et les routes plus assez larges pour deux véhicules. Le trajet a aussi été très long car je ne parlais pas anglais, juste quelques phrases basiques qui ne permettaient pas de tenir une conversation. L’aventure commençait vraiment et on se demande si on n’a pas été un peu fou d’accepter de se lancer dans l’inconnu. Car même si on connaît à peu près la mission avant de venir, tout est forcément différent une fois sur place.

Mouton

Travailler à Leitrim peut donner lieu à quelques surprises

Un autre souvenir marquant est la réaction des irlandais quand ils apprennent que j’habite à Leitrim. En général ils répondent par « Oh fuck! Jesus! Why Leitrim? » Très isolé, peu peuplé, Leitrim bénéficie d’une mauvaise image. Evidemment il suffit d’y vivre pour se rendre compte que tout ceci est faux. Je n’oublierai jamais la gentillesse des irlandais et j’espère avoir appris ça d’eux. Il suffit de lire en ce moment tous les articles élogieux sur les supporters venus d’Irlande pour l’Euro 2016. Ici je vis ça tous les jours.

Citoyenneté, une année déterminante

Après mes études en droit, j’avais avant tout choisi le SVE pour me consacrer à l’intérêt général. Je n’avais jamais été au sein d’une association et je trouve ce travail passionnant en Irlande. Je suis dans une petite organisation et il faut faire un grand travail de communication pour sensibiliser la population à l’environnement et trouver le maximum de soutien. Je sais qu’à mon retour je m’engagerai de nouveau dans une association, c’est devenu très important pour moi.

Le SVE permet aussi d’être immergé avec d’autres nationalités. Je travaille et vis avec des anglais, roumain, portugais, ukrainien et bien sûr irlandais. Les séjours entre volontaires permettent aussi de rencontrer des jeunes des quatre coins de l’Europe. Le SVE est la preuve de la proximité entre les différents pays d’Europe, nous sommes tous citoyens d’un même continent.

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Séjour d’intégration à Dublin, moment fort qui permet de rencontrer  les autres volontaires dans le pays

Mon avis sur le SVE

J’encourage vraiment tout le monde à faire un SVE, surtout qu’il est possible de partir seulement quelques semaines. J’ai choisi une mission d’un an pour être complétement immergé dans le pays et apprendre l’anglais. Un SVE bien choisi est, je pense, un vrai plus dans le parcours professionnel et sans doute un avantage si l’on souhaite se réorienter ou se donner un nouvel élan. Je suis content du soutien de l’Agence française Erasmus+ qui prépare le retour des volontaires et propose son aide pour valoriser les missions à l’étranger.

Même si le début ici a été difficile du fait de l’isolement, de la barrière de langue et des différences culturelles, je ne regrette pas à un seul instant. C’est une belle expérience humaine. Avant de partir j’envisageais mon SVE comme une parenthèse entre les études, aujourd’hui je le considère comme un nouveau départ.

[Portrait publié par l’Agence Erasmus+ France le 21 juin 2016]

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